Pensées archipéliques

Emmanuelle Chérel

> télécharger le texte (pdf)

« La pensée archipélique convient à l’allure de nos mondes. Elle en emprunte l’ambigu, le fragile, le dérivé. Elle consent à la pratique du détour, qui n’est pas fuite ni renoncement. Elle reconnaît la portée des imaginaires de la Trace, qu’elle ratifie. Est-ce là renoncer à se gouverner ? Non, c’est s’accorder à ce qui du monde s’est diffusé en archipels précisément, ces sortes de diversités dans l’étendue, qui pourtant rallient des rives et marient des horizons. Nous nous apercevons de ce qu’il y avait de continental, d’épais et qui pesait sur nous, dans les somptueuses pensées de système qui jusqu’à ce jour ont régi l’Histoire des humanités, et qui ne sont plus adéquates à nos éclatements, à nos histoires ni à nos, non moins somptueuses, errances. »

Édouard Glissant, Poétique de la relation, Poétique III, Paris, Gallimard, 1999.

À la croisée de la réécriture de l’histoire de la traite négrière et de l’esclavage à Nantes, de l’analyse de la situation postcoloniale française et de l’étude des processus historiques et contemporains de la mondialisation, marqués par des violences, des stratégies de domination mais également par des processus d’échanges, de coopération et de créolisation 1, le groupe de recherche de l’école des beaux-arts de Nantes, Pensées archipéliques s’est concentré sur des pratiques artistiques enquêtant sur des représentations coloniales héritées, et leurs implications présentes, en interpellant l’histoire comme terrain d’investigation épistémologique. Les questions des politiques et expériences migratoires ont également nourri les discussions.

Ce projet s’appuyait sur un constat : en 2008-2009, les discussions induites par les pensées postcoloniales trouvaient peu d’échos dans le champ de l’art en France : un phénomène qu’il est important d’étudier2. Aujourd’hui encore, peu d’analyses utilisent ces outils pour étudier le contexte artistique français, pour engager une relecture de son histoire et des œuvres qui y ont été produites. La situation française3 témoigne toutefois de la nécessité de passer par une relecture de l’histoire coloniale et de ses suites (colonialité du pouvoir et du savoir) pour analyser la structure sociale et approfondir la connaissance de leurs conséquences dans les imaginaires4, les valeurs, les critères d’interprétation et de jugement, et ce, afin de mieux observer les réalités du présent, ici et ailleurs 5. De fait, les relectures de la modernité en art, l’apparition de nouveaux récits contestant la chronologie occidentale et la révision des paradigmes temporels en histoire s’imposent. La modernité ouverte à toutes les cultures fait surgir une réalité fragmentée, hétérogène, dont les processus transculturels et diasporiques sont tenus dans des tensions paradoxales entre homogénéisation et invention. La mondialisation, quant à elle, entraîne une reconfiguration des expériences et des réalités6, une redéfinition des connaissances et des représentations7, un enchevêtrement des temps et des territoires et la structuration du milieu de l’art par des dynamiques de pouvoir complexes8.

Depuis 2009, ce projet de recherche réunit artistes et chercheurs engagés dans ces problématiques pour créer des synergies, des rencontres, des discussions, des collaborations qui, à chaque fois, prennent des formes différentes et se construisent selon des modalités variées (résidences d’artiste, productions d’œuvres, séminaires, programmations, expositions, colloques, etc.). Puisant dans la théorie critique postmoderne, les études culturelles, de genre ou postcoloniales, et leurs contestations, Pensées archipéliques s’appuie sur un corpus de références (œuvres et textes) qui l’amène à formuler des hypothèses sur ses méthodes de travail, prolégomènes à une étude sur notre praxis de la recherche envisagée comme zone de contact 9 entre les pratiques, les savoirs, les disciplines, et ancrée sur plusieurs sites (en dehors de Nantes : les villes de Miami et La Nouvelle Orléans) en liant cette notion à celle de situation 10. En considérant les relations historiques et temporelles dans les œuvres elles-mêmes, ce projet a privilégié des propositions artistiques engageant une révision des récits historiographiques 11 initiée notamment par les apports du poststructuralisme dans les années 1960-70. Avec des médiums différents (vidéo, installation, performance, photographie), ces œuvres travaillent la question de l’enquête, la situation du chercheur (subjectivité et objectivité), le rôle de l’archive, du document et de la trace, la construction narrative, mais également les enjeux de l’oralité, du mythe et de la fiction comme systèmes d’intelligibilité et sources de connaissance. Elles impliquent une réflexion sur la complexité du processus représentationnel (par ex. les imbroglios fiction/factualité/référencialité12, régimes d’images, hétéronomie et intertextualité,..), participent d’une critique du visuel, des représentations, se saisissent de différents champs disciplinaires (mise en crise des méthodologies de l’ethnographie 13, etc.), inventent des dispositifs narratifs complexes et questionnent le rôle des images dans les processus de domination, d’aliénation, de trauma, et aussi dans les processus d’indépendance et d’invention de soi.

Des projets de Maria Thereza Alves, Mathieu Kléyébé Abonnenc, Olive Martin et Patrick Bernier ont été réalisés. La programmation menée avec Contrechamp au Cinématographe a permis de voir ou revoir des films et vidéos d’artistes et de donner carte blanche à Bouchra Khalili, Olivier Hadouchi, Kapawani Kipanga, Latifa Laâbissi, Le Peuple qui manque,Vincent Meesen, Olivier Marboeuf. En 2012, la création du groupe de travail Ruser l’image (Mathieu K. Abonnenc, Lotte Arndt, Patrick Bernier, Latifa Laâbissi, Olive Martin) a constitué une nouvelle étape, décisive, qui a permis d’inventer de nouvelles configurations de recherche notamment aux Laboratoires d’Aubervilliers en décembre dernier. Puis en janvier 2014, une dynamique – avec la journée d’étude Histoire de l’art et postcolonialité en France : quels enjeux ? réunissant des théoriciens de l’art – a été engagée. Elle devrait se déployer par des collaborations avec d’autres équipes (INHA, Université Paris 1). Le laboratoire Langages Actions urbaines Altérité de l’école nationale supérieure d’architecture de Nantes a été à plusieurs reprises associé. Ce projet s’est toujours déployé au sein de l’enseignement (notamment séminaires M1 et M2). Les étudiants de l’école ont également été associés à travers leur participation à des workshops, semaines de travail, journées d’études, projets internationaux, projets artistiques.

Le dessin d’une hypothétique cartographie des méthodes de recherche a suivi un modèle de pensée « archipélique », expression de l’écrivain Edouard Glissant, auquel ce projet se réfère. Il apparaîtrait comme un ensemble de schémas aux tracés variés qui se recouvriraient en plusieurs projets associés. Il y aurait la carte des déplacements géographiques et de leurs empêchements qui conceptualiserait et théoriserait les notions de trajectoire, d’itinérance, et d’identité-rhizomique. Elle se superposerait à un mapping qui dessinerait les circuits d’échanges culturels et intellectuels auquel s’ajouterait le diagramme des lieux d’étude, de partage, de rencontre, de frictions, et aussi des mouvements, des flux. Ce modèle de pensée vient d’une chaîne d’associations construites et inconscientes, transcription de la pensée et du chemin pour saisir la pensée. 

Avec les contributions : Mathieu Kleyebe Abonnenc, Lotte Arndt, Kader Attia, Maria Thereza Alves, Audrey Chan, Bonnie Clearwater, Patrick Bernier, Moridja Kintenje Banza, Willie Birch, Marie-Laure Allain Bonilla, Anne Bosse, Annie Bourdié, Alex Burke, Catherine David, Laurent Devisme, Fabienne Dumont, Edouard Duval Carrié, Jean Fisher, Franck Freitas, Serge Gruzinski, Olivier Hadouchi, Aliocha Imhoff, Henri-Pierre Jeudy, Kapawani Kipanga, Latifa Laâbissi, Sophie Leclercq, Frédéric Le Gourierrec, Catalina Lozano Olivier Marboeuf, Olive Martin, Vincent Meesen, Armand Morin, Maureen Murphey, Simon Njami, Sophie Orlando, Elisabeth Pasquier, Kantuta Quiros, Gray Read, Alejandra Riera, Richard Shusterman, Ingrid Wildi Merino, Nil Yalter, Zahia Rahmani... et Georgia Nelson.

 

1GRUZINSKI S., La Guerre des images, Paris, Fayard, 1989. La Pensée métisse, Paris, Fayard, 1999.
2CHEREL E., De la nécessaire ambiguité de l’altérité – Où en est la question postcoloniale dans le champ de l’art en France, manuscrit non publié, HDR, 2012.
3STORA B., « Un besoin d’histoire » in SMOUTS M-C. (dir.), La Situation postcoloniale – Les Postcolonial Studies dans le débat français, Paris, Les Presses de Sciences Po, 2007, p. 293-298. VERGES F., « L’Outre-mer, une survivance de l’utopie coloniale républicaine ? », in BLANCHARD P., VEYRAT-MASSON I., Les Guerres de mémoires – la France et son histoire, La Découverte, Paris, 2008, p. 155-164.
4RENAULT M., Frantz Fanon, de l’anticolonialisme à la critique postcoloniale, Paris, Amsterdam, 2011, p. 16.
5MIGNOLO W., Local Histories, Gobal Designs. Coloniality, Subaltern Knowledges and Border Thinking, Princeton University Press, 2000.
6De SOUSA SANTOS B., Renovar la teora critica y reinventar la emancipacion social (Encuentros en Buenos Aires), CLACSO, Buenos Aires, 2006.
7APPADURAI A., “Global, Disjuncture and Difference in the Global Cultural Economy” in PATRICK W., CHRISMAN L. (ed.), Colonial Discourse and Post-colonial Theory: A Reader, New York, Colombia University Press, 1994, pp. 324-339. APPADURAI A., Après le colonialisme : les conséquences de la globalisation, Paris, Payot, 2005.
8DUVE T., GROYS B., HARDT M., MOUFFE C., SHEIKH S., ROGOFF I. , The Art Biennal as Global Phenomenon- Strategies in Neo-political Times, Cahier Open, NAI Publishers, Skor, 2009, n°16. ELKINS J. (dir.), Is Art History Global ?, Londres, Routledge, 2007.
9PRATT M.L., Imperial eyes: Travel writing & Transculturaltion, Londres, Routledge, 1992.
10KWON M., One place after another- site-specific art and locational identity, Londres, Cambridge Massachusetts, MIT Press, 2002.
11GODFREY M., « The Artist as Historian », October, Spring 2007, p. 140-172.
12VULTUR I., « Quand la fiction écrit l’histoire », in Ecritures de l’histoire, écritures de la fiction, colloque 2006, BNF.
13CLIFFORD J., The Predicament of Culture : Twentieth-century Ethnography, Literature and Art, Cambridge, Londres, Harvard University Press, 1988, p. 35. RUSSELL C., Experimental Ethnography, Experimental Ethnography. The Work of the Film in the Age of Video, Durham, Duke University Press, 1999.

> télécharger le texte (pdf)
 

Année 2013-14
- Journée d’études : Histoire de l’art et postcolonialité en France, quels enjeux ? conçue avec Fabienne Dumont, Ecole d’art de Quimper. Contributions : Lotte Arndt, Marie-Laure Allain Bonilla, Annie Bourdié, Aliocha Imhoff et Kantuta Quiros, Sophie Leclercq, Maureen Murphy, Sophie Orlando. Publication à paraître Presses Universitaires de Rennes.

- Ruser l’image ? DesFigures Toxiques, Laboratoires d’Aubervilliers, à l’invitation de Latifa Laâbissi.

- Projection/séminaire avec Kantuta Quiros, L’artiste en historien – Dispositifs narratifs et écriture de l’histoire mené en collaboration avec Ingrid Wildi Merino et le Séminaire Lab.zone (Head, Genève), qui abordera les questions de bibliographie postcoloniale/décoloniale (Un Kilomètre de Connaissances Invisibles) et de traduction.

- Publication du catalogue Beyond The painting - Maria Thereza Alves avec les textes de Jean Fisher, Catalina Lozano, Emmanuelle Chérel.

- Publication de la revue Lieux Communs, numéro 16, Quel est le rôle de fiction en sciences humaines ?, Laboratoire de recherche Langages, Actions urbaines, Altérité (LAUA) de l’école nationale supérieure d’architecture de Nantes, co-direction Elisabeth Pasquier - Emmanuelle Chérel.

 

 

Année 2012-13
- Session de travail Ruser l’image ? Stéréotypes, contre-stéréotypes, anti-stéréotypes, avec Georgia Nelson, consacrée à des œuvres (arts plastiques, cinéma, danse,...) qui cherchent à ébranler les stéréotypes et les clichés culturels, raciaux et sociaux. Cette session de travail était construite autour des propositions des artistes Olive Martin et Patrick Bernier, Mathieu Kleyebe Abonnenc, de la chorégraphe Latifa Laâbissi, et de Lotte Arndt, dont le doctorat est consacré aux stratégies de décolonisation dans les revues culturelles parisiennes dédiées à l’Afrique. Cinq journées, organisées en séances de travail, ont réuni des étudiants, des artistes (Alejandra Riera), des chercheurs (Elisabeth Pasquier, Franck Freitas, Anne Bosse...). Les soirées étaient ouvertes au public.

- Conférence du Peuple qui manque, Exposition Atlas critique, Géoesthétique et tournant spatial de l’art.

- Séminaire « Libre cours » et programmation avec Contrechamp (invités Olivier Marboeuf, Olivier Hadouchi, Latifa Laâbissi)

 

Année 2011-2012
- Résidence de Maria Thereza Alves à Nantes, production de la vidéo Beyond the painting (26 min.), exposition Par ces murs, nous sommes mal enfermés, au Château des Ducs de Bretagne - Musée d’histoire de Nantes.

- Résidence de Bouchra Khalili à Miami, production de la série de photographies, Wet Feet. Workshop à l’école des beaux-arts de Nantes.

- Résidence de Mathieu Kléyébé Abonnenc, coproduction d’Un film italien, Africa Addio. Workshop à l’école des beaux-arts de Nantes.

- Coproduction de l’Echiqueté d’Olive Martin et Patrick Bernier.

- Publication de l’ouvrage, Le mémorial de l’abolition de l’esclavage de Nantes, Enjeux et Controverses, Emmanuelle Chérel, avec la contribution de Gabriela Brindis Alvarez, Presses universitaires de Rennes.

- Séminaire « Eux et nous ? » et programmation avec Contrechamp (invités Vincent Meesen, Kapawani Kipanga, Bouchra Khalili, Mathieu K. Abonnenc).

 

 

Année 2010-2011
- Conférences de Maureen Murphy, Fabienne Dumont, Nil Yalter dans les marges de l’exposition Nantais venus d’ailleurs du Château des Ducs de Bretagne - Musée d’histoire de Nantes. Télécharger le dossier (pdf)

- Projet et Exposition Sans titre de Gérard Hauray et Stéphane Pauvret, artistes, à Blois. Voir l'invitation (pdf)

- Workshop de Willie Birch, cours de Pierre Mabille et Georgia Nelson.

Voir interview de Willie Birch par Pierre Emmanuel Le Berre (étudiant) dans le cadre du workshop 

Année 2010-2009
- Telling in the Making, DVD, avec Georgia Nelson.
Cette prise de notes filmée Miami/New Orleans a été constituée lors d’un séjour de quatre semaines, en novembre/décembre 2009 avec trois étudiants (Estelle Fonseca (M1), Pierre-Emmanuel Le Berre (L2), Nelson Bourrec (L3)), on the road, de Miami à La Nouvelle Orléans. Ce déplacement de Miami – « porte des Caraïbes » et ville paradigmatique du XXIe siècle – à la Louisiane – depuis les premiers explorateurs de la « Nouvelle France » et la ville du gumbo créole, La Nouvelle-Orléans, nous a fait voyager dans la société américaine, dans les strates de son histoire, mais également sur les traces de l’histoire de France, dans une aire géographique liée à la ville de Nantes.

- Publication de la revue Lieux Communs, numéro 12 - L’altérité entre condition urbaine et condition du monde, Laboratoire de recherche Langages, Actions urbaines, Altérité (LAUA), Ecole nationale supérieure d’Architecture de Nantes, co-direction Marc Dumont, Emmanuelle Chérel.

 

Année 2008-2009
- Colloque Là où les mondes se touchent, organisé à l’école des beaux-arts de Nantes avec Georgia Nelson, les 3, 4 et 5 mars 2009 abordait les relations entre le phénomène actuel de mondialisation et le domaine de l’art selon trois axes : Enjeux esthétiques, Les Territoires et Scènes de l’art, Politique urbaine et art : quels enjeux ? ». Intervenants : Edouard Duval Carrié, Richard Shusterman, Henri-Pierre Jeudy, Catherine David, Simon Njami Alex Burke, Latifa Laâbissi, Frédéric le Gourierrec, Serge Gruzinski, Gray Read, Laurent Devisme, Kader Attia, Bonnie Clearwater, Sonia Boyce.

- En 2008, lors du colloque C’est mon genre, organisé avec Cécile Paris, les conférences d’Elsa Dorlin et Elvan Zabunyan ont abordé la question de l’intersectionnalité entre les notions de sexe, race et genre.

- Workshop de Patrick Bernier et Olive Martin, dans le cadre de l’enseignement de la situation Scènes, autour de leur projet « X.c/ préfet de..., Plaidoirie pour une jurisprudence », programmation de cette performance à l’espace Cosmopolis et en partenariat avec la Maison des Citoyens du Monde (Semaine de la Solidarité Internationale).

- Résidence des artistes Audrey Chan à Nantes et Armand Morin à Miami (partenariat Florida International University).

 

 

Emmanuelle Chérel
Docteure en Histoire de l’art habilitée à diriger des recherches, membre du laboratoire de recherche Langages, actions urbaines et altérités de l’école d’architecture de Nantes, Emmanuelle Chérel travaille plus particulièrement sur les dimensions politiques de l’art. Après des études en géographie, en sociologie/anthropologie et en histoire de l’art, elle privilégie des approches et des outils théoriques interdisciplinaires afin de restituer une proposition artistique dans son contexte d’apparition pour observer son caractère d’acte accompli au sein d’une réalité historique. Enseignante titulaire en Histoire de l’art à l’école des beaux-arts de Nantes, elle y mène le projet de recherche Pensées archipéliques. Elle a participé à différentes recherches collectives, colloques et a écrit de nombreux articles dont les derniers « X et Y/ contre préfet de...Plaidoirie pour une jurisprudence – une proposition d’Olive Martin et de Patrick Bernier », Multitudes N°52, « Défigurer la figure : Latifa Lâabissi », Journal des Laboratoires d’Aubervilliers, « Amina Zoubir, Zineb Sedira, Amina Menia » avec Delphine Letort, Black Camera, à paraitre et la codirection avec Elisabeth Pasquier du numéro La fiction et le réel, Lieux Communs N°16. Son ouvrage Le Mémorial de l’abolition de l’esclavage de Nantes – Enjeux et Controverses (PUR, 2012) retrace et analyse la généalogie de ce projet. Elle travaille actuellement à un nouveau livre intitulé « Où en est la question postcoloniale dans le champ de l’art en France ? ».