Un dispositif de Michaël Sellam, dans le cadre de Hearth, Elia Biennial Conference, 2010

Biographie

Michaël Sellam
Né à Paris en 1975.
Vit et travaille à Paris.

Le travail de Michaël Sellam multiplie les références au monde des loisirs populaires avec un intérêt particulier pour les pratiques amateurs et les formes de sous- et contre-culture. Appartenant à une génération qui a intégré l’utilisation de l’informatique et des nouvelles technologies, il s’appuie sur ces instruments techniques en les mixant aux pratiques populaires pour produire des rencontres monstrueuses et distordues. Ancrés dans une pratique régulière de la musique, de l’improvisation à l’électronique en passant par la noise, ses projets appliquent aux objets et événements qu’il met en scène des processus d’amplifications, de variations et de modulations. Associant la recherche musicale à ses projets artistiques, il interroge, à travers une démarche complexe et variée, des formes qui se déploient de l’installation à la vidéo, de la sculpture à la performance, et produit un univers à la fois spectaculaire et agressif dont la dimension sonore est particulièrement importante. La tonalité primitive et brutale de ses projets contient une forme de violence sourde et gratuite proche de la science-fiction post-apocalyptique. Son travail explore un échange continu entre art et musique et consiste à produire sérieusement quelque chose qui ne l’est pas.
Artiste-chercheur du groupe Plug In, il réalise en 2010 à l’occasion de Hearth, 11e congrès d’ELIA, une œuvre collaborative Mothership Union, à l’école d’architecture de Nantes, avec la participation du collectif MU et de François-Eudes Chanfrault, Tony Chauvin, Mathieu Crimersmois, Magali Desbazeille & Siegfried Canto, Peter Gena & Steve Waldeck, Jean Herpin.
www.michaelsellam.com